Thérapies alternatives et médecines douces

Les recherches scientifiques ont montré que les traitements les plus appropriés pour la Dermatillomanie sont la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) et les médicaments.

Néanmoins, on ne peut affirmer que ces traitements fonctionnent pour tout le monde. Il y a encore peu d’études sur le sujet et on attend encore des statistiques. D’autres traitements ou d’autres thérapies pourraient également être efficaces pour la dermatillomanie, comme : les changements alimentaires, la méditation, l’hypnose, le yoga, les remèdes à base de plantes…. Ces approches alternatives ou parfois complémentaires auraient été déclarées efficaces par certains patients. Malheureusement ces observations ne sont pas encore scientifiquement prouvées.

Sachant que tout traitement ou toute thérapie doit être personnalisée, quand une approche semble vous plaire ou vous convenir, essayez de vous poser les questions suivantes:

  • Qu’est ce que je veux atteindre grâce à ce traitement ?
  • Peut-il me faire du mal (traitement médicamenteux, herbes, vitamines, substances, alimentation…) ?
  • Comment ce traitement pourrait-il m’aider ?
  • Ai-je comparé la probabilité de réussite de la méthode choisie avec d’autres options ?
  • Puis-je me permettre d’investir du temps ou de l’énergie dans la poursuite de cette idée ?
  • Est-ce que je me sens prêt(e) à suivre ce traitement sur la durée ?

L’homéopathie

L’homéopathie serait un remède pour un Français sur trois. Cette doctrine fondée il y a 200 ans par l’Allemand Samuel Hahnemann se présente comme une médecine de terrain pour soigner les affections chroniques, donc un certain nombre d’affections en dermatologie.

De même que l’allopathie (concept utilisé par les homéopathes désignant un ensemble de pratiques thérapeutiques ne reposant pas sur le principe de l’homéopathie), l’homéopathie présente des limites en dermatologie.

L’homéopathie se pratique en recherchant une compréhension globale de la maladie. Elle la restitue dans son milieu et prend en compte une écoute attentive. L’homéopathie semble relever d’une psychothérapie de soutien très intéressante. Le patient se sent d’emblée rassuré, car il est reconnu comme une personne et est traité d’une manière globale qui n’isole pas son symptôme.

Les techniques de massage

Les massages apportent, par le biais des terminaisons nerveuses au niveau de la peau, un effet sédatif sur le cerveau. En Inde, le massage des bébés, à raison de vingt minutes par jour la première année de la vie, est sûrement un atout pour la mis en place d’un bon Moi-peau.

Le drainage lymphatique est un massage plus particulier. En effet, grâce à des palpitations de la main qui suit les canaux lymphatiques et qui masse lentement jusqu’à la base où se trouvent les crosses (embouchures du canal lymphatique principal), les déchets tels que l’urée (composé organique formé dans le foie), l’acide urique (molécule résultant de la dégradation et de l’excrétion des purines), etc. sont éliminés plus rapidement.

Il y a également un massage très ancien, d’environ cinq mille ans, et très complet : le tuina. Il regroupe près de deux cents manoeuvres destinées à faire circuler le sang et les énergies au niveau de la peau, de yeux, de la langue, de la plante des pieds, de la paume des mains (Krasensky, 1997).

L’acupuncture

L’acupuncture est une des branches de la médecine traditionnelle chinoise, basée sur l’implantation et la manipulation de fines aiguilles en divers points du corps à des fins thérapeutiques. Elle est souvent couplée avec l’homéopathie en associant détente immédiate et thérapeutique de terrain.

L’acupuncture traditionnelle se base sur des concepts pré-scientifiques et vitalistes en élaborant son raisonnement diagnostic et thérapeutique sur une vision énergétique taoïste de l’homme et de l’univers : l’homme, microcosme, organisé à l’image du macrocosme universel, se trouve donc soumis aux mêmes règles, qui devront inspirer son mode de vie, et serviront de trame à l’élaboration de l’acte médical.

Les techniques de relaxation

Johanes Schultz, créateur en 1932 de la méthode dite du training autogène, est un médecin allemand. Il s’intéressa surtout aux grands courants qui ont précédé l’invention de la psychanalyse, comme l’hypnose et la suggestion. Une pratique quotidienne de cette méthode permet une amélioration de la récupération post-stress.

De nombreuses méthodes dérivent du training g autogène, comme la méthode Vittoz, qui associe la redécouverte des ciné sens à la relaxation. Elle aide les patients à mieux vivre avec leur corps.

Le mindfulness est une technique méditation psychologique et sensorielle. Il regroupe deux univers : la tradition philosophique orientale, avec les pratiques de méditation bouddhistes en particulier, et la recherche scientifique occidentale en psychologie, en particulier en neurosciences. La mindfulness ou pleine conscience, peut se traduire par : attention juste. Cela désigne la conscience vigilante par opposition à l’état de conscience en pilotage automatique, sans conscience, comme lorsque nous conduisons, faisons la cuisine etc… ou dans la Dermatillomanie. La pleine conscience est un état de conscience naturel que nous pouvons apprendre à développer notamment par des exercices de méditation qui demandent de porter son attention intentionnellement au moment présent sans jugement sur l’expérience qui se déploie moment après moment.

L’hypnose

La notion d’hypnotisme ou d’hypnose a été définie en 1843 par un médecin écossais, James Braid, pour qualifier l’ensemble des techniques qui permettent de provoquer un état d’hypnose chez un sujet à des fins thérapeutiques. La suggestion a alors lieu entre un médecin hypnotiseur et un malade hypnotisé. Ce mot est dérivé du grec hupnos, sommeil. Il signifie un état de conscience modifié de conscience (somnambulisme ou état hypnoïde) provoqué par la suggestion. Cette technique, combinée à une thérapie, peut se révéler efficace dans le traitement de la Dermatillomanie.